La rivière de sang de Jim Tenuto

Publié le par Aurore


Ancien footballeur et vétéran de la guerre du Golfe Dahlgren Wallace coule aujourd'hui des jours tranquilles, les pieds dans une rivière, en tant que guide de pêche. Il bosse pour Fred Lather qui cumule les impairs pour les ranchers du coin: businessman, gros propriétaire terrien, il a non seulement reintroduit le bison,  mais aussi interdit toute chasse et pêche sur ses terres...
Fred ne reçoit que des invités cotés en bourse, auquels Wallace doit sortir le grand jeu. Quand Wallace
retrouve l'un de ses clients le crâne fracassé dans sa rivière, après l'avoir quitté quelques minutes, lui qui est connu pour être bagarreur et pour ne pas porter  dans son coeur californiens et mormons (tout ce que la victime avait le mauvais goût d'être) il est tout bonnement suspecté..
Mais il connaît trop bien chaque frémissement de la rivière pour ne pas sentir qu'il y a anguille sous roche. Et quand en plus, il se fait utiliser de tout côté comme messager, et bouc émissaire, s'en est vraiement trop et Wallace s'improvise enquêteur.

Polar des grands espaces, La rivière de sang est aussi un polar des extrémismes américains: grouspuscule néo-nazi, militants écolo à tendance terroriste et ranchers aux méthodes extrêmes. Une intrigue rondement menée, un Dahlgren très attachant et nous lecteur, comme une truite, nous nous laissons mener au son des beignes et de la soie qui file au dessus de nos têtes.

A force de lire les polars de Gallmeister, on fini par se convaincre que la mouche Adams est peut être mieux que la BitchCreek, et qu'on ferait un rudement bon pêcheur à la mouche... si tant est qu'on arrive à lâcher ses bouquins!

Un excellent début pour le défi littérature policière sur les 5 continents

La rivière de sang de Jim Tenuto, Gallmeister, 2006
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Publié dans Polars

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Commenter cet article
L
<br /> Une fois encore, un roman qui plus est un polar, c’est comme une recette de cuisine, il<br /> ne suffit pas d’y mettre tous les ingrédients pour que ce soit réussi. Le roman n’est pas franchement mauvais, il se lit agréablement mais pour un polar il ne casse pas trois pattes à un canard.<br /> La rivière sans retour ?<br />
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E
Lol. J'aime beaucoup la dernière phrase de ton article.
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A
<br /> <br /> Merci, moi aussi j'aime beaucoup: Gallmeister m'a offert de nombreuses nuits blanches, incapabable que j'étais de lâcher ses romans. Un petit plus pour les polars,<br /> mais L'homme qui marchait sur la lune est une merveille<br /> aussi... C'est réconfortant de voir que certains continuent de faire un travail éditorial de qualité!<br /> <br /> <br /> <br />