Le Lézard noir d'Edogawa Ranpo

Publié le par Aurore


Court livre du maître japonais Edogawa, ce roman a un goût assez occidental: une voleuse de charme à la Arsène Lupin, le jeu du chat et de la souris entre celle-ci et le détective Akechi.

Le lézard noir convoite L'étoile égyptienne, un diamant à nul autre pareil, qui appartient au joaillier Iwase. Afin de se l'approprier, le lézard met au point un plan rocambolesque, aux mises en scènes très théâtrales et spéctaculaires, avec à ses trousses le détective Akeshi.

Le lézard noir est affaire de rebondissements, d'astuces, et de cheminements intellectuels: qui du détective ou de la voleuse jouera le prochain coup? Comment parviendront-ils à leurs fins? Et surtout comment Akechi coincera-t-il la belle et sensuelle voleuse qui se joue de lui depuis le départ?
Envoûtante, le lézard noir qui hypnotise les hommes par ses danses et ses paroles,  a enfin trouver un adversaire digne d'elle en la personne de ce détective impassible et observateur à la Colombo.

Initialement paru en 1934 au Japon, Le Lézard noir est un policier à l'air léger, dans lequel la reflexion tient plus de place que l'action, même si Akechi est loin d'être un armcahir détective (cad un detective qui ressoud l'enquête de son fauteuil, sans jamais s'approcher de la scène de crime...): il prend des risques et... (je n'en dit pas plus!).
J'ai lu ce polar dans le cadre du défi littérature policière sur les 5 continents: après avoir hésité avec un Miyuki Miyabe ou un Tran Nhut, j'ai opté pour le père du polar japonais: une enquête au rythme particulier, qui se lit d'une traite. Particulier car il est vrai qu'on n'est plus habitué aux codes du polar américain où l'enquêteur est charismatique, bougon, buveur... Rien de commun avec Akechi! Pourtant, le jeu entre lui et le lézard, cette idée de soumission au maître assez typique des univers japonais m'ont  plu: classique et dérangeant jusqu'à un certain point!



Le Lézard noir d'Edogawa Ranpo, Picquier poche, 2000

Publié dans Polars

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