La route de Cormac MacCathy

Un peu tard, mais comme dit l'adage mieux vaut tard que jamais, et effectivement, comment passer à côté d'un tel chef d'oeuvre...
Chef d'oeuvre d'apocalypse et de mort, de souffrance et de tendresse, La route que suivent le petit et l'homme est pavée d'embûches et de désespoir, puisqu'au fond rien ne subsiste.
Où sommes-nous? Quand? Et pourquoi? Tant de questions qui se posent au lecteur tout au long du roman... Et toutes, en fin de compte, bien inutiles.
Cormac MacCarthy a reçu le prix Pulitzer 2007 pour cette oeuvre étonnante, et
je me demande comment un roman aussi terrifiant et génial a bien pu germer dans la tête de son auteur. Ce périple a quelque chose de visionnaire et de pudique, comme si l'on savait intimement que tout nous mène à cela... Tout n'est que ruines et cendres, et l'homme pousse le caddie, emmitoufflant du mieux qu'il peut les pieds du petit (Quel âge a t-il? A peine 5 ans dirait-on...).Nous ne savons rien, et nous savons tout. Les dialogues sont rares, la peur omniprésente. Le regard porte à l'horizon, et on ignore ce qui s'y trouve.
La route ce n'est pas vraiment de l'anticipation, pas vraiment un roman au sens strict du terme. La route c'est une étrangeté implacable et violente, sur laquelle seul l'enfant est garant la pureté...
Et que dire d'autre...Il faut le lire.
La route de Cormac Mac Cathy, Points, 2009
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