Le premier amour de Véronique Olmi

« Emilie, Aix, 1976. Rejoins-moi au plus vite à Gênes. Dario »
Tout commence ainsi. Presque un hasard, un coup de folie. Alors qu''Emilie prépare un repas de fête pour célébrer ses 25 ans de mariage avec Marc, elle découvre ces quelques mots sur les pages d'un vieux journal qui protège la bouteille de vin élue. Alors, elle quitte tout. Les draps en soie qu'elle s'était autorisée à détruire dans cette nuit pleine de promesse, la guêpière qu'elle garderait, car à 48 ans, la nudité de son corps ne lui appartient plus vraiment. Elle part sans presque un mot pour rejoindre Dario, son premier amour, celui de ses 17 ans, celui qui a su éveiller en elle la femme qui naissait.
De Paris jusqu'à Gênes, elle se souvient de la fille qu'elle était, de celle dont ses 3 filles, aujourd'hui grandes, nieraient presque l'existence. Elle part à sa rencontre, celle du premier homme. Celle de la première femme.
Pendant ce voyage plein de culpabilité, de remords, et de tendresse, Véronique Olmi ouvre la porte aux femmes, à leur question sur la maternité, à ces oisillons qui quittent le nid trop vite trop facilement, à tout ce qui est ou pourrait être nié par la maternité, par le couple qui se délite dans la normalité du quotidien. Toutes les craintes d'Emilie résonnent encore en moi. L'écriture de Véronique Olmi est belle, elle glisse, elle heurte, elle réconforte. Mais j'ai le sentiment que ce Premier amour aurait gagné à s'arrêter au voyage: l'arrivée à Gênes me laisse perplexe, trop facile, presque trop convenue, elle ôte à ce roman très féminin son goût de fuit défendu.
Je découvre l'auteur avec ce titre, on m'en avait beaucoup parler, en bien évidemment. Mais si le style m'a convaincue, je suis aussi persuadée que l'auteur s'est un peu perdue dans ce récit.
Antigone, qui connaissait déjà l'auteur est bien déçue, Clarabel trouve elle aussi que le début de ce roman laissait présager du meilleur, mais Noann a adoré...
Le premier amour de Véronique Olmi, Grasset, 2010
De Paris jusqu'à Gênes, elle se souvient de la fille qu'elle était, de celle dont ses 3 filles, aujourd'hui grandes, nieraient presque l'existence. Elle part à sa rencontre, celle du premier homme. Celle de la première femme.
Pendant ce voyage plein de culpabilité, de remords, et de tendresse, Véronique Olmi ouvre la porte aux femmes, à leur question sur la maternité, à ces oisillons qui quittent le nid trop vite trop facilement, à tout ce qui est ou pourrait être nié par la maternité, par le couple qui se délite dans la normalité du quotidien. Toutes les craintes d'Emilie résonnent encore en moi. L'écriture de Véronique Olmi est belle, elle glisse, elle heurte, elle réconforte. Mais j'ai le sentiment que ce Premier amour aurait gagné à s'arrêter au voyage: l'arrivée à Gênes me laisse perplexe, trop facile, presque trop convenue, elle ôte à ce roman très féminin son goût de fuit défendu.
Je découvre l'auteur avec ce titre, on m'en avait beaucoup parler, en bien évidemment. Mais si le style m'a convaincue, je suis aussi persuadée que l'auteur s'est un peu perdue dans ce récit.
Antigone, qui connaissait déjà l'auteur est bien déçue, Clarabel trouve elle aussi que le début de ce roman laissait présager du meilleur, mais Noann a adoré...
Le premier amour de Véronique Olmi, Grasset, 2010
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